Découvre le premier chapitre du livre la Promesse, sorti en 2015 ! Ce livre n’est ni à la Fnac ni sur Amazon, tu le trouveras UNIQUEMENT sur le lien, en bas de l’extrait qui suit… IMG_4306

Chap 1 : Un cœur abîmé

L’amour est une belle connerie ! On ne devrait pas tomber amoureux. On ne devrait jamais tomber amoureux. Faut être con pour croire au prince charmant, aux promesses et au délire de  « ils vécurent heureux et eurent plein d’enfants », Disney et Hollywood se sont bien foutu de nous ! Moi je ne suis plus dans ce délire mais j’en subi encore les séquelles.  Cela fait un an, six mois et 18 jours que Nabil est parti. Et pourtant j’ai le cœur endolori comme si c’était hier . Quand je dis « parti » il ne faut pas croire qu’il est mort ou bien qu’il a immigré dans un pays lointain, ce pouilleux est bien trop attaché à l’Europe pour rouler sa bosse ailleurs. Non, par parti, j’entends, « sorti du duo que l’on formait ». Grosso modo il m’a larguée. Pas d’apitoiement s’il vous plaît, je le vis plutôt bien, je fais face, j’essaie de rester digne. C’est juste que lorsque j’ entends certaines chansons à la radio j’ai des réminiscences qui me viennent et elles me tirent quelques larmes amères.
Nabil il avait 25 ans quand on s’est connus et moi tout juste 18. Il venait souvent au Bazar, la chicha du frère d’un mec de mon lycée. Après les cours mes potes et moi on y allait pour fumer à l’oeil. Au fil du temps j’ai commencé à sympathiser avec ce grand brun, dynamique à la diction un peu rapide et au regard charmeur. A cette époque j’étais insouciante, naïve et vierge. Vierge pas seulement parce que je suis née le 20 septembre. Non, je l’étais à tout point de vue. On se fréquentait en cachette lui et moi. On savait que ça allait faire jaser et qu’il en allait de notre survie. D’une part parce que mes parents sont assez stricts sur ce sujet, ils ne veulent pas que je brûle les étapes et d’autre part parce que Nabil était en cavale. Je ne le savais pas, au départ. Il me l’a confessé au bout de trois mois de relation. Qu’est-ce que j’aurais pu faire ? Le quitter ? Sûrement pas ! Il était ma bouffée d’oxygène, ma weed, mon activité extra-scolaire. Quand j’étais avec lui je me sentais vivante, grande, belle. Il m’appelait « ma femme », m’offrait plein de cadeaux et n’avait d’yeux que pour moi. Je ne pouvais pas le quitter, il me faisait du bien. Toutefois, avec le recul je me dis que j’aurais moins souffert si j’avais renoncé à lui avant qu’il ne le fasse…
On a passé un an et demi ensemble à se cacher du regard des autres et se voir dans des planques limite insalubres. Je me rendais à nos rdv, la boule au ventre. Dans ma famille on ne roule pas sur l’or, mais le manque d’argent on a jamais connu, je vis dans un pavillon assez charmant, ma mère est très maniaque et semble m’avoir transmis ce toc ; les lieux mal rangés, aux odeurs inconnues de mes narines ça me débecte. Parfois Nabil m’emmenait à l’hôtel ou chez des nourrices au goût sûr en matière de décoration. On s’étreignait sur le canapé pendant deux heures et il repartait. Ma mère, fouineuse agrée a commencé à se douter que je fréquentais quelqu’un lorsqu’elle a trouvé une plaquette de pilule entamée sous mon matelas. Je sortais avec Nabil depuis 9 mois, à l’époque, je cachais des préservatifs dans mes chaussettes mais la pilule fallait bien un endroit moins original afin que j’y pense tous les soirs. Ma mère est vietnamienne. Dieu m’a fait la grâce de me donner un père marocain et une mère asiatique. Ce métissage a toujours été une chance. Dans ma famille y a pas de tabou, ou si peu. Ma mère est une femme conciliante et compréhensive, ma seule crainte était de la décevoir, pas qu’elle me tabasse. Calmement elle a attendu que je revienne des cours puis on a discuté, à cœur ouvert. Je lui ai tout dit. Fallait que ça sorte. Je pleurais à chaudes larmes, je déversais tous ces mois de stress, je lui demandais pardon de lui avoir menti, je me repentais et promettais de ne plus recommencer. J’étais sincère sur le coup. Ma mère, affreusement déçue m’avait fait la promesse de ne rien dire à mon père. Mon père je l’aime plus que tout mais parler de relation fille-garçon avec lui, c’est comme parler de démocratie en Chine.

Y a des sujets qu’on évite par pudeur et par crainte aussi. Il m’aurait tuée ! Enfin pas réellement mais il ne m’aurait plus adressé la parole pendant au moins une vie. Je crois que les pères gardent toujours l’image de la fillette qu’on a été. Ils ont beau nous voir grandir, mûrir, avoir tous les apparats d’une femme, on demeure un être asexué à leurs yeux, il n’y a que le jour de notre mariage qu’ils acceptent de nous voir légèrement différemment. C’est un réflexe paternel de voir sa fille comme une fleur qu’aucun être ne doit piétiner. Ma mère a tenu sa promesse, mais pas moi. La semaine d’après je revoyais Nabil dans la chicha de Ledru Rollin. C’était plus fort que moi, il fallait que je le vois, que je le sente, je l’avais dans la peau comme on dit. Rongée par la culpabilité et consciente que cet amour n’avait pas d’avenir j’ai commencé à maigrir, à vue d’œil. Mes « amies », les putes qui me trahiront plus tard, bavaient sur ma silhouette, de légèrement boulotte j’étais passée à fine et bonne. Là où elles auraient du voir un mal être, elles n’ont vu qu’un vulgaire régime efficace. Puis il y avait eu le Ramadan entre temps :
– T’as grave maigri Alya, Mash’Allah, ça te va trop bien !
Je savais pas quoi répondre à ces compliments qui pleuvaient, alors je n’y répondais pas. Je changeais ma garde robe, le 36 remplaçait le 40. Devant mes parents je donnais le change, je mangeais comme avant de peur qu’ils me traînent de force chez le médecin. Au bout d’un an de pratique de Nabil et de mensonges à mes proches, j’ai fait une T.S . J’ai gobé des cachets que mon père gardait dans la pharmacie suite à son accident cardiovasculaire. J’ai attendu que la maison soit vide, que mon frère Mehdi soit en Espagne avec ses potes et j’ai péché. Péché contre mon propre corps. J’en pouvais plus de vivre. Ça ne servait à rien. J’avais Dieu dans le cœur mais plus aucun espoir. C’est fou comme ça épuise l’amour en sursis. Avant de rencontrer Nabil j’avais de grandes théories sur l’amour, sur les gens et sur moi-même mais cette histoire m’a révélé que j’étais faible et que je pouvais mentir à ma mère en la regardant droit dans les yeux. Y a rien de plus minable que de trahir celle qui nous a mise au monde… Ma TS n’a pas marché, à ce jour je ne comprends toujours pas pourquoi. J’ai vomis tous les cachets que j’avais gobé et j’ai dormi tout le week-end en demandant pardon à Dieu. Échec en homicide volontaire et échec en 1ère année de BTS communication. Lorsque j’ai reçu mon bulletin j’ai eu envie de fuguer. Les études chez moi, c’est comme la nourriture, tu joues pas avec ! Mon père n’en revenait pas que je puisse foirer ma 1ère année, il m’a demandé si je voulais me réorienter, si la communication ça me passionnait vraiment . Oui j’adorais ça, je le rassurais, alors qu’au fond de moi, ma seule motivation dans la vie c’était de voir Nabil. La bonne élève s’était muée en amoureuse passionnée. J’ai donc entamé une nouvelle année mais les débuts ont été très difficiles, Nabil s’est mis à se piquer en novembre 2009, je me souviendrais toujours de cette marque sur ses avants-bras lorsqu’on s’est rejoint dans petit hôtel situé à Marcadet.
– Pourquoi tu fais ça ? Je lui ai demandé des sanglots dans la voix
– Pour me détendre. C’est rien, j’arrête quand je veux !
J’y croyais pas un traître mot pourtant je me suis rendu complice de sa destruction. J’allais lui acheter ses seringues, parfois je le piquais quand il était trop maladroit pour bien le faire. C’est à partir de ce moment qu’on a sombré. Les disputes se multipliaient, il lui arrivait de me mettre des gifles, de me tirer les cheveux à en arracher une poignée, il n’était plus le même quand il se droguait, ses grands yeux marrons devenaient noirs comme la suie, lasse de toute cette violence, je le quittais, ne l’appelais plus pendant deux jours, il me laissait alors un message vocal vibrant dans lequel il déclarait son amour et promettait de changer. Des promesses, toujours elles qui maintenaient notre couple sur un pied. Je séchais les cours, mentais à tout le monde, j’étais devenue un zombie, à force de ne pas manger je perdais mes cheveux, j’avais des vertiges en classe. J’avais des cernes que je masquais sous des couches de fond de teint. On me trouvait de plus en plus « swagg » alors que j’avais mal. Un jeudi soir, Samira, une pote du lycée m’a invitée chez elle dans un bâtiment de la cité pas loin de mon pav, c’était en décembre, il faisait un froid de Sybérie. Posées sur le canapé devant une rediffusion de Desperate Housewives on a parlé de la pluie et du beau temps puis elle m’a lancée sur un ton de reproche :
– ça te dérange pas de faire les trucs en sous-marin ? Je suis ta pote oui ou non ? Je vois t’es là tu maigris, tu calcules plus personne, on t’invite à des soirées tu fais crari « vous inquiétez pas, je passerai ! », au final on te voit pas. Tu filtres les appels… C’est quoi le problème ?
– C’est pas ça…
– C’est quoi ? Wallah on dirait t’as un virus tu veux plus approcher les gens ! Déclare c’est quoi le souci ?
Les vannes se sont ouvertes sans que je puisse m’y opposer. J’ai pleuré tellement fort que j’ai bien cru que ses voisins porteraient plainte pour tapage nocturne. Je lui ai tout avoué. Nabil, sa cavale, ma défloration, la pilule, la daronne, le redoublement, la drogue, les coups… Elle n’en croyait pas ses oreilles. Samira m’avait connu timide, sage et loin de ces comportements de post-ado rebelle. Ça me faisait du bien de lui en parler, c’était la première fois en un an et quelques mois que je confiais ce secret à une amie. Seulement l’amitié et la traîtrise peuvent se lier. Samira n’a pas tenu sa langue comme on en avait tacitement convenu, non, elle s’est empressée d’ébruiter l’affaire et de manière décousue tout est remonté aux oreilles de mon frère, Mehdi de 4 ans mon aîné.

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 » — Samsam ? Elle répète en rigolant. J’aime bien ce surnom ! »

Son portable sonne à nouveau c’est Stéph. Anissa, Jessica et elle vont à l’Indian House de la rue Gassendi ce soir, elle lui propose de se joindre à elles. Par réflexe je jette un œil à mon iPhone mais je n’ai reçu aucun texto. J’enrage.

« Quelle bande de putes ! Je ne comprends pas. Jessica c’est votre pote maintenant ?

— C’est l’amie de Stéph.

— Pourquoi Anissa casse son jeûne avec elle, alors ? C’est n’importe quoi !

—Je n’en ai aucune idée, c’est Stéph qui a dû l’imposer, comme à chaque fois.

— Sois franche Maya, Stéph et Anissa me reprochent quelque chose ?

— Stéph oui, mais Anissa je ne sais pas ce qui lui prend. Je pensais que vous étiez toujours aussi proches… Stéph t’en veut de ne pas être venue à son anniversaire et elle trouve que depuis que tu fréquentes N, t’es devenue hautaine. En revanche j’ai jamais entendu Anissa se plaindre de ton comportement. Puis elle a disparu de la circulation. Soit elle taffe, soit elle est avec son mec, soit elle est chez sa famille, soit elle jeûne. Les seules fois où on la voit c’est le jeudi soir vers 22 heures quand elle passe à la Cantine du Faubourg de temps en temps mais elle part rapidement, son gars l’attend toujours devant.

— Et t’as fait la connaissance de Yassine ?

— Vite fait, il est monté chez Stéph, lundi dernier. Anissa et moi on aidait Stéph à faire sa valise. On a bu un verre sans alcool avec lui. C’est un rebeu sans plus… Je m’attendais à un Benzema tu vois.  »

 

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Les michetonneuses, livre disponible ICI

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Cette semaine, Heaven michetonneuse en reprise d’activité, est à la recherche d’un dj pour lui payer des Loubies et  pimper sa life …

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Heaven, michetonneuse aguerrie, n’a pas perdu de vue son objectif. Être riche ou plutôt  devenir riche grâce à un homme qu’il l’est. Elle a fait sa petite sélection et vous demande un peu d’aide pour arriver à ses fins : attraper le pigeon parfait…

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Bonne nouvelle ! Le livre  » Les michetonneuses » dont je vous parlais dès janvier est ENFIN en vente !

Il est disponible sur tous les points de vente connus :

FNAC ->  http://livre.fnac.com/a9540710/Rose-Emilien-Les-michetonneuses

AMAZON -> www.amazon.fr/Michetonneuses-Emilien-Rose/dp/2359495062

CULTURA -> http://www.cultura.com/les-michetonneuses-9782359495065.html

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IMG_3164Les Précommandes du livre  » Les Michetonneuses » débuteront le 12 mai !

 

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4 juillet 2015. Mon deuxième mariage de l’été. Enfin par  « mon mariage »  je veux dire, mariage auquel j’assiste. Je ne me suis pas mariée deux fois. Je ne me suis jamais mariée d’ailleurs. Enfin bon, le coca est chaud. J’ai beau ajouter quelques glaçons, il reste chaud, allez, tiède. Si tu invites des gens à un mariage en pleine canicule la moindre des choses c’est de leur servir un coca frais. Visiblement Souad et son époux avaient des préoccupations plus élevées que notre hydratation. Elle est magnifique la robe de Souad. Elle fait ressortir son teint hâlé et ses yeux, verts émeraude. Moktar non plus n’est pas mal, mais vu qu’il part avec un niveau de beauté quasi nul, c’est pas compliqué de le rehausser. Je suis assise à une table vide qui regroupe mon petit-frère, mes deux sœurs et leurs maris, ma mère, mon père et ma cousine Nana. Ils sont tous allés saluer des gens qu’ils connaissent ou donner un coup de main en cuisine. Mon frère doit appeler une de ses zouz dehors en fumant discrètement une cigarette. Je l’ai grillé il y a 6 mois, il fume. Il fume vraiment. Genre des cigarettes. Je ne savais pas qu’on avait le droit de fumer, même en cachette, dans cette famille. La première fois que ma mère a senti de la nicotine dans mes cheveux, elle m’a vaporisé le visage avec du produit pour laver les vitres. J’ai cru que cette motion valait pour tout le monde.

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LA PAGE FACEBOOK LES MICHETONNEUSES 

 

On n’entendra pas le bruit des Louboutin d’Heaven et Anissa en mars, mais en juin!

Restez connectés, les michetonneuses arrivent en librairie, plus matérialistes et attachantes que jamais !

 

DIOR LOUBOU

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Hello bande de gueuses,

 

TOTAL CHANEL

C’est Heavy. Comme vous l’a sûrement dit celle qui s’évertue à narrer à ma life comme si c’était la sienne je reviens vous voir en juin 2016. J’ai tellement de choses à vous dire, j’ai passé des nuits folles avec des faux coups et des coups de cœur. Je suis tombée, amoureuse, pas de mes Louboutin et j’ai brisé des cœurs et des comptes-en-banque. Le mien se porte bien, mon compte-en-banque hein, pas mon cœur. Lui, ce con, il m’aura tout fait, comme là fois où…

Non, je préfère garder tout ça pour le mois de mars. Je vous ai manqué ? Sûrement, je manque assez facilement, Anissa dit que je suis assez attachante comme timp.
Bref, en attendant mon retour, j’aimerais que vous fassiez quelque chose pour moi. Avec tout ce qu’on a vécu, le rappeur, Seb ect, vous me devez bien ça. Je vous ai confié mon intimité, je me suis mise à nue, gratuitement et c’est assez rare pour mériter une contrepartie…

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